L’année 2025 apporte son lot d’évolutions en matière de fiscalité automobile pour les entreprises. Entre hausse du malus, nouvelles taxes et suppression d’aides, les gestionnaires de flotte devront s’adapter à ces changements. Voici les principales mesures à retenir.
Un malus CO₂ plus sévère

Dès le 1ᵉʳ mars 2025, le seuil du malus écologique sera abaissé à 113 g/km de CO₂, contre 118 g/km précédemment. Cette mesure vise à accélérer la transition vers des véhicules moins polluants.
Par ailleurs, le montant maximal de cette taxe continue d’augmenter et pourra atteindre 70 000 euros, une hausse significative qui impactera les modèles les plus émetteurs.
Les hybrides rechargeables soumis au malus au poids
Depuis janvier 2025, les véhicules hybrides rechargeables sont concernés par le malus au poids, une taxe qui s’appliquait jusqu’ici uniquement aux véhicules thermiques.
Toutefois, un abattement de 200 kg est accordé, dans la limite de 15 % du poids total du véhicule, ce qui permet de limiter l’impact pour certains modèles.
Réforme de la taxe annuelle sur les émissions de CO₂
La taxe sur les émissions de CO₂, qui remplace l’ancienne TVS, évolue également. Dès 2025, le seuil de taxation passera de 15 g/km à 10 g/km, ce qui entraînera une contribution plus élevée pour de nombreux véhicules.
Les véhicules hybrides, qui bénéficiaient jusqu’alors d’une exonération, devront désormais s’y conformer.
Une nouvelle taxe pour les grandes flottes
Les entreprises gérant un parc d’au moins 100 véhicules de tourisme devront désormais s’acquitter d’une taxe incitative, destinée à encourager l’acquisition de modèles plus propres. Cette mesure entrera en vigueur en mars 2025 et devrait inciter les grandes flottes à repenser leur stratégie d’achat.
Disparition des aides pour les utilitaires électriques
Les subventions dédiées aux véhicules utilitaires électriques ne seront plus en vigueur en 2025.
Toutefois, pour compenser cette suppression, les entreprises pourront bénéficier de Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), destinés à favoriser la transition énergétique des flottes.
Augmentation du coût des immatriculations dans certaines régions
Le tarif du cheval fiscal, qui détermine le coût des certificats d’immatriculation, connaît une hausse dans plusieurs régions.
En Normandie, il passe de 46 à 60 euros, tandis qu’en Centre-Val de Loire, il grimpe de 55 à 60 euros. À noter que les véhicules électriques et hydrogène restent exonérés de cette taxe.
Ces évolutions fiscales traduisent la volonté du gouvernement d’encourager la décarbonation du parc automobile des entreprises.
Face à ces changements, il devient essentiel d’anticiper l’impact financier et d’adapter sa stratégie de gestion de flotte pour limiter les surcoûts.
