La détente observée sur le marché automobile d’entreprise se traduit par un assouplissement des remises accordées aux flottes automobiles. Sur les véhicules particuliers (VP), nous approchons du niveau d’avant-crise, alors que c’est encore moins le cas pour les véhicules utilitaires légers (VUL), dont l’offre est plus concentrée.
En octobre 2021, le marché automobile des entreprises connaissait un bouleversement : la demande dépassait l’offre, et certains constructeurs – notamment les généralistes français – ont brutalement revu à la baisse le niveau de remise accordé aux flottes automobiles. Cette décision a durablement marqué le marché automobile des entreprises, d’autant que les constructeurs étrangers ont très rapidement emboîté le pas aux français. Aujourd’hui, le marché se détend enfin et les délais de livraison sont devenus soutenables.
Les constructeurs reviennent à de meilleurs sentiments envers les entreprises : elles ne sont plus interdites d’accéder aux stocks (rappelez-vous de la politique de Stellantis en la matière) ; elles peuvent à nouveau commander tous les modèles, ce qui n’était plus le cas pour le Renault Captur Hybrid par exemple. Les services de vente flotte des constructeurs sont à nouveau mobilisés.
Cette détente du marché se traduit par un assouplissement des remises accordées aux entreprises : sur les véhicules particuliers, nous approchons du niveau de remise d’avant-crise (20 %), mais c’est moins le cas pour les véhicules utilitaires légers (VUL), dont l’offre est plus concentrée (25 % contre 34 %).
Des évolutions durables sur le marché des flottes automobiles
Sur le plan opérationnel, le chiffrage des contrats de location longue durée (LLD) ou des coûts d’utilisation en cas d’achat reste malheureusement instable, car les tarifs, les remises et les modèles évoluent à des fréquences très élevées.
Du point de vue de la transition énergétique, les constructeurs ont étoffé leurs offres. Il est plus facile de construire des catalogues incluant toutes les motorisations – électrique, hybride rechargeable ou permanent, essence, diesel – dans un nombre croissant de segments, pour peu qu’une politique d’ouverture en termes de marques soit maintenue.
Autre élément de détente : la location courte durée. Entre 2023 et 2024, les tarifs BtoB de moyenne durée ont baissé de 15 %, ceux de très courte durée ont baissé de 12 %, et l’écart entre les véhicules électriques et thermiques est passé de + 41,5 % à + 18,5 %.
Les crises que nous venons de traverser ont eu un effet bénéfique sur les durées d’utilisation. Elles ont été allongées. Le renouvellement trop précoce, qui entraînait une surproduction inutile, a été remplacé par une approche plus raisonnable d’optimisation de la durée. La durée moyenne est montée jusqu’à 47 mois avant de revenir dernièrement à 42 mois (contre 40 mois avant la crise). Les loueurs ont appris à mieux chiffrer les forts kilométrages ainsi que les contrats longs.
L’impact du marché de l’occasion sur les valeurs résiduelles
Après de nombreux mois de flambée des prix, le marché de l’occasion est très rapidement revenu à la normale. Il est intéressant de noter que la cote Argus est redevenue l’élément de référence. Si cela ne fait pas les affaires des possesseurs qui revendent des véhicules d’occasion, ce phénomène n’a pas impacté les clients de la location longue durée, qui n’ont pas bénéficié de cet effet d’aubaine : en location, le risque est transféré au loueur, donc le bénéfice également.
Cela étant, un marché de l’occasion redevenu stable permet aux loueurs d’appréhender plus sereinement l’avenir et, ainsi, de mieux jauger leurs valeurs résiduelles. Nous avions noté que l’intérêt de louer avait très fortement baissé durant la période où les prix de vente des véhicules d’occasion étaient élevés. Ce retour à la normale repositionne équitablement les approches financières d’achat ou de location.
Une maîtrise fine des budgets toujours nécessaire
Attention encore aux taux d’intérêt, dans la mesure où le taux effectif global (TEG) a pris 3 points entre aujourd’hui et avant octobre 2021 : cela représente une augmentation de 14 % sur le seul loyer financier. L’augmentation de 7 % du coût de la réparation automobile entre 2022 et 2023 (source SRA : association Sécurité et Réparation Automobile) aura de son côté un impact négatif sur les primes d’assurance dans les mois à venir.
Ainsi, le marché revient à la normale, mais le constat est là : les loyers financiers ont flambé, augmentant de 41 % en moyenne. Nous ne reviendrons pas aux tarifs d’avant-crise.
Pour maîtriser les budgets, nous conseillons de conserver les bonnes habitudes prises durant la crise : mixité des marques dans les catalogues ; optimisation des couples durée-kilométrage ; choix du mode de financement le plus adapté ; mise en concurrence systématique des loueurs, des banques et des garages ; prise en compte de la motorisation adaptée à l’usage de chaque collaborateur ; segmentation des services pour optimiser les coûts chaque fois que c’est possible.
Une maîtrise fine des budgets toujours nécessaire
Attention encore aux taux d’intérêt, dans la mesure où le taux effectif global (TEG) a pris 3 points entre aujourd’hui et avant octobre 2021 : cela représente une augmentation de 14 % sur le seul loyer financier. L’augmentation de 7 % du coût de la réparation automobile entre 2022 et 2023 (source SRA : association Sécurité et Réparation Automobile) aura de son côté un impact négatif sur les primes d’assurance dans les mois à venir.
Ainsi, le marché revient à la normale, mais le constat est là : les loyers financiers ont flambé, augmentant de 41 % en moyenne. Nous ne reviendrons pas aux tarifs d’avant-crise.
Pour maîtriser les budgets, nous conseillons de conserver les bonnes habitudes prises durant la crise : mixité des marques dans les catalogues ; optimisation des couples durée-kilométrage ; choix du mode de financement le plus adapté ; mise en concurrence systématique des loueurs, des banques et des garages ; prise en compte de la motorisation adaptée à l’usage de chaque collaborateur ; segmentation des services pour optimiser les coûts chaque fois que c’est possible.
Source : https://www.auto-infos.fr/
